Trajets

Auteur

Chantal Gevrey

Éditeur

Osmora Inc.

Date de publication

4 octobre 2013

ISBN

9782897281533

Langue

Français

Trajets


Bisac

FICTION / Urban Life
PSYCHOLOGY / Emotions
FAMILY & RELATIONSHIPS / General

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Biographie de l'auteur

Née en France, Chantal Gevrey rêvait depuis l’enfance de cet immense pays qui s’étalait sur les pages de son atlas: le Canada.

Après une licence en enseignement de l’histoire et de la géographie et une année de pratique du métier, elle vient passer des vacances au Québec en 1967, repart, s’aperçoit qu’elle a à peine touché du doigt la réalité complexe de ce monde en pleine effervescence... et reprend l’avion en sens inverse. Suivent des débuts assez homériques dans un emploi sans le moindre rapport avec sa formation d’enseignante, puis elle trouve un poste dans une école secondaire de la Rive-Sud de Montréal, se marie, adopte la nationalité canadienne, troque la polyvalente pour le cégep, poursuit ses études en pédagogie et, bien sûr, écrit... quand il reste du temps. Car elle a aussi trois enfants. Elle mène aujourd’hui une retraite active où le travail littéraire trouve enfin la place qui lui revient.

À travers son œuvre (romans, contes, nouvelles, récits, courtes pièces inédites), que le ton en soit ironique ou intimiste, Chantal Gevrey explore avant tout les limites de la liberté humaine. 

Elle est membre de l’Union des Écrivaines et des Écrivains québécois (UNEQ) et de l’Association des Auteurs de la Montérégie (AAM).

Description

Qu’est-ce qu’un triptyque dans le domaine de l’écriture? Un mutant passé en douce de la peinture à la littérature? Une fantaisie d’auteure jouant à ignorer les limites entre genres littéraires? Un roman en trois volets? Une série de trois novellas dont chacune peut se lire indépendamment des autres? Un peu de tout cela, sans doute. Quoiqu’il en soit, l’allusion à la peinture n’est pas le fruit du hasard. Dans le cas d’un triptyque peint, chaque panneau peut s’apprécier isolément, mais c’est en tant que composante d’un ensemble articulé autour du volet central qu’il prend son véritable sens. Ici, le volet central évoque une crucifixion... virtuelle, à l’échelle du citadin ordinaire de notre temps.

Voici donc trois histoires qui se rejoignent à l’insu des personnages, le lecteur découvrant, par les recoupements suggérés, la partie non écrite. Les trois protagonistes arpentent les mêmes rues jour après jour, se croisent avec indifférence, inconscients des liens que la vie a tissés entre eux. Chacun poursuit son monologue intérieur, organise son quotidien, décode son monde – solitudes urbaines faites de faux parallélismes et de solidarités ignorées.

Tout citadin, montréalais ou non, pourra se reconnaître dans ces réflexions qui naissent en marchant, en attendant l’autobus ou en prenant le métro. Le premier degré de ces parcours consiste bien sûr dans les allées et venues maison-bureau, par exemple, mais au-delà, se profilent aussi bien des destins particuliers que celui de l’humanité dans son ensemble. Quel riche tissu de liens ne découvrirait-on pas en accordant plus d’attention à nos propres trajets! Quels signes muets ne ferait-on pas parler? Tout est là, sous nos yeux et invisible. C’est pour tenter de soulever un tout petit coin du voile que ce livre est né.